Cinéma

                            L'activité "cinéma"  au Lycée:

Durant l'année scolaire 2014-2015, des sorties pédagogiques au cinéma "dans le cadre de apprentis au cinéma", les élèves ont pu voir :

Le 16 octobre :     
                  

Deux classes de terminales accompagnées par 4 responsables ont visionné un documentaire pégagogique dans le cadre de l'atelier cinéma à Utopolis ; son titre "Entre nos mains" sur le thème de la fermeture d'une petite entreprise.
Les élèves ont reçu au préalable un dossier sur le film, et la séance de projection a débouché sur un débat interactif dans la salle de cinéma.  Expérience enrichissante à renouveler !

 

 

 

 

 

Le 4 Décembre :

Dans le cadre des "Mercredi d'Alfred", séance ciné club :
"Sophie scholl, les derniers jours".
Thème : le destin tragique d'une jeune résistante au nazisme.
Reprise de la projection suivie d'un débat en classes d'allemand.   

 

 

 

 

 

Le 19 février :

Sortie cinématographique à Utopolis dans le cadre du partenariat "Lycéens et apprentis au cinéma".
"Burn after reading" : sur les thèmes de la société de consommation et des relations d'intérêt.

 

 

 

 

 

 

 

Une des priorités des sorties cinéma de l'Alfred
est  de joindre le ludique au pédagogique.

                                                                 le 8 avril:

Sur fond de conflit israélo-palestinien, « Une bouteille à la mer » de Tierry Binisti, fut l’occasion d’un échange culturel sur fond historique et philosophique. Le débat, mené de main de maître par la prof de Philo du LG Alfred Mézières, Corinne Eral, a réussi à faire réfléchir les élèves sur cette situation où l’amour platonique de deux êtres que tout oppose, sur ces Roméo et Juliette modernes, où il n’est plus question de rivalité familiale, mais bien de séparation ethnique et culturelle. La guerre peut-elle séparer deux cœurs ? Peut-on briser les lois pour être heureux ? Un travail scolaire sur le contexte historique et religieux a été effleuré, mais la profondeur du film fut plus abordée lors du débat. Un parcours initiatique d’une adolescence renforcée par les études et la culture, par ce dépassement de soi et le refus de laisser une guerre et des traditions se mettre en travers de leur destin. Alex  Jas.

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 le 19 novembre 2014

Dans le cadre du  programme Gravelor, « Lycéens et apprentis au cinéma »,  5 classes du Lycée Alfred Mézières, soit une bonne centaine d'élèves, sont allés à Utopolis pour la projection du premier film de cette année scolaire.


Ce programme culturel prévoit la projection de 3 films. Aujourd’hui c’était Von Siegel qui était à l’honneur avec son adaptation du roman de Finney, « The body snatchers », en français : « L’invasion des profanateurs de sépultures ». Un film de 1956 qui a permis d’ouvrir, en fin de séance, un débat  sur la peur des autres, de l’inconnu, des sciences et de la société moderne .Les  américains sont en pleine guerre froide; ils craignent également les effets du nucléaire et des radiations qui peuvent engendrer des mutations, ainsi que la possibilité effrayante du clonage. La finalité de ce programme est bien celle-ci : ouvrir le champ d’une culture cinématographique aux élèves en leur apportant un œil critique sur le cinéma, avec toujours en filagramme, cette notion d’échanges de points de vues et de partages d’idées.Alex Jas.

 

          Novembre 2014:  Le  Festival du film italien

Le festival du film italien de Villerupt a attiré comme toujours une foule de monde. Des passionnés, des nostalgiques et des curieux. Et comme toujours il a fait couler beaucoup d’encre. Mais les jeunes sont aussi passionnés par ce festival. La langue de Dante est étudiée avec attention au Lycée Alfred Mézières et cette année un groupe a participé au jury jeune.

La présidente du jury, Mélanie Rochas Delgado et un membre, Emilie Dias, ont rédigé un compte rendu de leurs impressions, voici ce que cette expérience a suscité chez eux :
« Extraordinaire, magique, merveilleuse, tels sont les adjectifs pour décrire l'expérience que nous avons vécue. Ce fut tout à fait enrichissant d'un point de vue cinématographique et humain. En effet, le panel de films proposé était très intéressant et instructif reflétant un cinéma italien de qualité. Souvent contesté par les cinéphiles, nous avons pour certains découverts ou pour d'autres approfondies l'industrie cinématographique italienne. Nous affirmons dès à présent que c'est un pilier du cinéma mondial. Ainsi par les huit films visionnés durant ces quatre jours, chacun d'entre nous a embrassé la culture italienne à travers des films tragiques, drôles, touchants pour la plupart. Le choix d'élire le meilleur film fut assez difficile. Après une longue délibération ponctuée de doutes, nous avons choisi l’œuvre cinématographique de Giuseppe Bonito : Pulce non c'è. Décrire ce film en une phrase ? Une conciliation entre sobriété et tragique traitant d'un drame familial où un seul mot est à retenir : fabuleux ! Ainsi c'est avec fierté et joie que nous avons décerné le prix de l'Amilcar Jury Jeunes au réalisateur ce vendredi 7 novembre lors de la cérémonie de la remise des trophées. Au-delà de la passion pour le cinéma que nous partageons, cette expérience fut riche de rencontres. En effet, nous avons eu la chance de faire la connaissance de certains réalisateurs, acteurs italiens notamment Paolo Virzì, Giorgio Passotti, Giuseppe Bonito, Pippo Delbono... Nous soulignons leur proximité avec le public et leur simplicité. De plus, nous avons rencontré au sein du festival des organisateurs, bénévoles passionnés de cinéma italien. Leur dévouement, leur engouement fut un plaisir à voir. C'est pour ces raisons que certains des membres du jury souhaitent devenir bénévoles pour le prochain festival de Villerupt. En outre, au sein même du jury jeunes, des amitiés se sont créées et d'autres se sont renforcées. Par conséquent, le côté humain de cette expérience est formidable. Nous avons passé un moment tout à fait agréable dans une ambiance à l'italienne conviviale, simple, chaleureuse, à l'image de ce festival.

Ainsi nous conseillons et encourageons chaque jeune lorrain à s'inscrire l'année prochaine pour le nouveau Jury Jeunes. Motivation, amour pour le cinéma et l'Italie est requise. Une expérience formidable accompagnée de pasta, tiramisu, acteurs séduisants s'offrent à vous. Alors n'hésitez plus, une seule chose reste à faire : inscrivez-vous ! »

Rendons à César ce qui appartient à César, retranscrire la passion et le vécu des jeunes membres de ce jury n’aurait pas eu la même force que les laisser parler eux-mêmes.
Suite à cela, une sortie avait été organisée. Une journée spéciale sur le festival avec au programme, une sortie réunissant 140 personnes (élèves et professeurs) et le visionnage de deux films.

Ce n’est plus la première fois que l’Italien fait parler de lui au sein du Lycée. Entre la classe Esabac, et maintenant le jury jeune au festival du film, le lycée Alfred Mézières se veut réellement impliquer dans la vie de la région et son expansion plus européenne. Avec toujours le souci de placer les intérêts des élèves au centre de tout. Et le Goncourt de lycéens est aussi là pour démontrer que les jeunes ont aussi leur mot à dire au niveau de la culture.

                    Film porteur d'espoir à Utopolis: Les Heritiers !

 La sortie « cinéma » du 7 janvier 2015 s’est très bien déroulée. C’est accompagnés de leurs professeurs principaux et de leurs professeurs de français et d’histoire-géographie que les deux classes de première STMG (608 et 609) se sont rendues au cinéma Utopolis pour visionner le film Les Héritiers  de Marie-Castille Mention-Schaar.


Dès la sortie du film en octobre 2014, l’équipe pédagogique a immédiatement compris l’enjeu que pouvait constituer cette sortie : d’une part, faire le lien avec le projet annuel des deux classes axé sur le devoir de mémoire et d’autre part, travailler sur la motivation scolaire, celle-ci leur faisant parfois défaut. Le film a rencontré un franc succès auprès de ces derniers et un débat d’une heure s’est engagé dès leur retour au lycée, leur permettant notamment d'exprimer leur avis sur les différents thèmes qui y sont évoqués : le devoir de mémoire, la citoyenneté, la motivation scolaire, l'importance de l’école et de la culture, ainsi que la laïcité. C’est d'ailleurs avec l’énergie qui les caractérise qu'ils ont pris part au débat, nous permettant de voir combien l’actualité du moment les préoccupait.

Dès lors, ce fut l'occasion d'évoquer avec eux certaines représentations comme le racisme ou la tolérance et de les faire réfléchir sur celles-ci.

Cette sortie a donc été très instructive pour les élèves ainsi que pour leurs professeurs qui ont pris conscience du rôle à jouer dans la formation des élèves, futurs citoyen de notre belle République.

 

   Le 25 Février 2015 : deuxième film du trimestre du dispositif  Lycéens au cinéma : "Incendies"

Ce film date de 2010, il s'inpire de la pièce de Wajdi Mouawad que Madame Dubas , professeur de français  des premières , a inscrite sur sa liste d'oral au bac . Par rapport à la philosophie, il entre dans le thème de la religion qu'on est justement en train d'étudier. Outre sa trame qui s'apparente à une enquête , son histoire est comparable à une tragédie grecque . Mais le sacrifice de la mère se retourne en pardon et en promesse d'espoir . Les élèves  ont été soulevés par l'émotion, ils se sont pris de passion pour ce film : en a témoigné le débat qui brandissait les valeurs de paix, au delà des clivages politico-religieux.
 

 

  

 

 

 

 Le dernier film de la saison est un documentaire familial sur le thème de l'apparition de la Vierge Marie à laquelle  soit- disant  a  assisté la communauté copte d'Egypte . Namir , futur père de famille de 37 ans,entreprend, à  l'aide de ma mère ,  de réaliser une enquête filmée qui met en scène les membres de sa famille habitant toujours sur les lieux mêmes où se sont justement produites ces apparitions . 

85 élèves du lycée ont regardé ce film : des classes de première et de terminale du LGT et du LEP. A l'issue de la projection, le débat s'est construit autour des thèmes de la coyance, de la vérité et de la culture .Des élèves de première, très pertinents , ont souligné l'aspect technique du truquage qui crée l'illusion et trafique  le réel , donnant ainsi  l'impression d'une vraie illumiation miraculeuse .

                            " La vierge , les Coptes et moi"

La  saison d'initiation des lycéens au cinéma , cru 2014/2015 , soutenue par le Rectorat , s'achève  avec ce troisième film et la volonté bien déterminée des organisateurs à poursuivre le projet l'année prochaine, tant il remporte un succès croissant !

   Le 12 mai, nous avons bénéficié de l'intervention de deux professionnels de l'audiovisuel : Emmanuelle Vincent, productrice de documentaires et Jean- Noël Pierre, réalisateur de courts -métrages : ils sont venus spécialement de Metz pour rencontrer la classe de terminale 9 STG, accompagnés de Franck Muller et de Sophie Collin, responsables du projet Gravlor au Rectorat . Ils ont débattu avec les élèves autour du programme cinématographique de l'année mais ils ont surtout apporté des précisions techniques quant au montage du film familial : " La vierge, Les coptes et moi ".  Les élèves se sont montrés très intéressés, cela leur a permis de réaliser les difficultés de production d'un film . Ils ont appris à  décrypter un scénario qui suit les mêmes règles que l'écriture d'un roman qu'ils avaient étudiées en classe de français avec leur professeure de l'année denière. La séance était interactive et les élèves étaient par enchantés cette visite ! 


         Lycéens et apprentis cinéma en Lorraine: Saison 2015-2016

Cette année, le projet s'étend à 3 classes de terminales , 3 premières du LGT et deux termimales du LEP, ce qui fait à peu près 200 élèves ! Ce qui est incroyable, c'est que le lycée offre gratruitement chaque séance aux élèves, ainsi que le transport en bus et ceci 3 fois dans l'année ! Quel beau cadeau de Noël !

Le premier film visionné à Utopolis a  été suivi d'un débat  dans la salle de cinéma , préparé  et animé par les professeurs qui s'investissent dans ce projet culturel . Voici un témoignage écrit d'un élève qui a apprécié la valeur morale de ce film : "J'ai apprécié ce film car il est en accord avec l'actualité, il retrace l'histoire d'un magasin de location de VHS qui , pour ne pas faire faillite, suite à la suppression des films et des difficultés financières du proporiétaire, décide de faire des films suédés, des remakes . Tout au long du film, les habitants du quartier vont aider le magasin.  Cela nous rappelle des valeurs telles que la fraternité et la solidarité ; peu importe les religions, leur nationalité ou leur couleur, ils s'entraident pour un projet commun .Aucun amalgame ni discrimination , et c'est exactement ce que l'on se doit de faire en cette sombre période de l'histoitre française. Comme " Magic Gondry "essaie de de nous le dire à travers  "Be kingd rewind", restons forts, solidaires et fiers, fiers d'être citoyens français ! Vive la France !

Signé Nori Zeghichi, terminale elec, élève de Madame Collin, professeur de français .

Le mercredi 3 décembre, la terminale d'économie et gestion a reçu la visite  d'une scénariste qui a apporté aux élèves un éclairage d'analyse technique du film . Pour commencer, elle a attiré leur attention sur le générique à propos de la distribution et de la production du film. Ensuite, elle leur a expliqué en quoi consiste le travail de productrice qu' elle exerce elle-même . Enfin, elle leur a montré quelques tecnhiques de montages  grâce à une vidéo qui révèle les secrets des effets spéciaux . Les élèves étaient enchantés par sa venue. A la fin de cette séance enrichissante, ils ont transmis leurs impressions par écrit à Sophie Collin, la responsable du dispositif du Rectotat qui nous a fait  l'honneur de sa présence .  

Movies, moments and more
         Le jeudi 19 novembre 2015 de 9h à 12h, les classes de secondes ainsi que la classe de première SSI, ont été conviées à assister à la dernière adaptation filmique de Madame Bovary. Pour cela, elles se sont rendues au cinéma Utopolis de Longwy. Madame Bovary est l’œuvre de Gustave Flaubert, écrite en 1857 et s’inscrivant dans le mouvement du réalisme. L’intrigue se constitue d’Emma Rouault, fille d’agriculteur, qui a été éduquée au couvent. Charles Bovary, médecin, la rencontrera pour la première fois à la ferme des Bertaux suite à la fracture du père Rouault  qu’il soignera « miraculeusement ». Charles épousera Emma et alors leur vie se fera tant bien que mal à Tostes puis à Yonville-l’Abbaye. Madame Bovary rêvera à la grande vie. Elle prendra plusieurs amants et fera de coûteux achats chez Lheureux. Elle croyait ainsi noyer sa vie et son amour banals passés aux côtés de son mari, mais elle mettra encore plus vite fin à ses jours.
Dans le cadre pédagogique, ce film de Sophie Barthes était une occasion pour les secondes d’étudier le réalisme et pour les premières d’étudier le personnage romanesque féminin entre vertu et libertinage.  Ainsi,  comme le dit le slogan du cinéma « Utopolis : movies, moments and more… ».
          Le film est une version abrégée du roman. Le roman contient de longues et précises descriptions des personnages et des lieux, dont il n’a pas souvent été tenues compte dans le film. Ainsi, la fameuse casquette de Charles n’apparaît jamais.  De plus, la fille de Madame Bovary, Berthe, ne figure pas dans le film alors qu’elle a son importance. Par ailleurs, le film démarre par la scène où Madame Bovary meurt et par la suite le spectateur va voir comment cette femme a pu en arriver au suicide. Dans le film, les événements ne se déroulent pas exactement comme dans le livre. Il est aussi regrettable que l’on n’ait pas, dans cette adaptation, le même amour puissant que Charles porte à sa femme dans le livre de Flaubert, car au final, dans le roman Charles meurt d’amour malgré ce qu’Emma lui a fait et cette scène n’était pas présente. Néanmoins, le cinéma a fait ses effets pour le retour à cette époque et l’histoire restait prenante par les costumes, par les couleurs, par la qualité de l’image et par la musique classique en fond qui venait accentuer les sentiments d’Emma.
          L’ensemble des élèves a bien accueilli cette séance de cinéma. Il est intéressant de comparer cette œuvre à l’originale et il est sûr que chacun à une morale à tirer de  Madame Bovary.
Article rédigé par Aurélie DEGLIN

 Le mercredi 16 mars, les 180 élèves qui se sont engagés dans l'initiation au cinéma culturel sont allés voir au cinéma Kinépolis le fameux film de Fritz lang "M. Le Maudit". Voici leurs témoignages :

"Je vais vous présenter mon avis sur le film « M le maudit » de Fritz Lang

Premièrement, commençons par les points négatifs. J’ai 17 ans, et le fait que la bande son soit extrêmement agressive, il y a parfois de très gros sons saturés et la seconde qui suit, il n’y a même plus de bande son. Cela renforce l’image, mais nous met carrément mal à l'aise.
De plus, la langue allemande est une langue très forte, et mettre de véritable blanc, entre deux scène fait qu' on n’arrive plus trop à se situer, car d’une part, le son agresse nos oreilles et d’une autre, les vides nous perdent un peu.
Deuxièmement, Le fait que le film ne soit pas en couleur est déconcertant, certes ce film est ancien. Mais quand on nous parle de couleur (des indices de couleur) alors que le film a seulement des nuance de gris, cela me dérange, comme par exemple, quand l’officier trouve du crayon rouge prêt de la fenêtre, heureusement que j’ai lu les sous-titres, car je n’aurais jamais pu deviner.

Passons aux points positifs, Il n’y en a pas beaucoup. Mais ils sont très importants. Une histoire qui touche énormément, on pourrait presque l’identifier au 21eme siècle, avec ce fameux « Marc Dutroux », c’est un exemple plutôt extrême, mais l’histoire m'a fait penser à ce personnage. Le fait que les bandits fassent la loi est aussi une très bonne idée, c’est un peu « les chassés deviennent les chasseurs ». Le jeu d’acteur très théâtral rend les dialogues plus faciles à comprendre, et cela rajoute un petit point de comédie, un peu à la Charlie Chaplin.

Pour conclure, selon moi, M Le Maudit est un très bon film, mais pour un public ciblé, il ne plaira pas à tout le monde. Or je l’ai vraiment apprécier, Je lui mettrai une note de 6.5/10, le plus gros défaut de ce film est tout simplement la bande son, mais bon, on ne peut pas demander trop d’un film sorti dans les année 1930. " Signé :  Grazina Rémi la classe deTeleec de Madame Colin, sa professeure de français.

"Comme tous les ans maintenant, et cela à raison de 3 séances par an, le Lycée Alfred Mézières emmène ses élèves au cinéma.Dans le cadre de Lycéens et apprentis au cinéma, avec des films ayant toujours un attrait pédagogique en adéquation avec les programmes des diverses classes, les élèves assistent à des séances privées qui donnent lieu à des échanges parfois riches, en fonction du film. D’un côté, on ne peut leur en vouloir, surtout lorsqu’il s’agit de films en noir et blanc qui, même s’ils font partie du patrimoine cinématographique, sont souvent assez complexes à saisir. La séance de ce mercredi devait sans doute être de ce genre. M le Maudit de Fritz Lang est certes un monument du cinéma des années 30, mais sa portée historique et littéraire est complexe. Il faut connaitre le contexte historique de l’Allemagne des années 30 et du langage Languien. L’occasion pour les professeurs accompagnants et étant à l’origine depuis plus de 3ans de ce projet, de poursuivre en classe l’étude de cette œuvre. En Bac Pro ce film entre à pieds joints dans deux des domaines d’études en français, une aubaine pour les profs de lettres et les élèves de terminales qui pourront utiliser ce films pour enrichir leurs écrits sur des thèmes aussi spéciaux que la mise en spectacle de la parole ou encore le rapport de l’homme au monde au travers des yeux d’un auteur ou d’un artiste. Et le monde vu par Fritz lang est bien celui de l’Allemagne des années 30, quelques temps avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler mais déjà sous le joug des Nazis. Une analyse aussi du caractère humain, sans cesse déchiré entre sa propension à faire le mal et sa lutte contre ses instincts bestiaux et primitifs. Mais aussi la justice du peuple opposée à une justice d’Etat. Tant de sujets d’études que l’histoire, les lettres ou la philo peuvent s’emparer et travailler en classe. Et tous les films vus dans le cadre de cette initiative permettent une exploitation pédagogique extraordinaire. Reste encore une séance avant la fin de l’année...mais nous ne dévoileront pas le sujet maintenant. " Alex J.

Le dernier film de la saison 2016. 

Le dernier film  de la saison 2016 « L’exercice de l’Etat » a été visionné le 18 mai au cinéma Kinépolis.  Il a rassemblé, comme à l’habitude, les classes de premières et de terminales des professeurs de français, d’histoire et de philosophie du lycée général et technologique, concernées par cette formation cinématographique comptant comme support pédagogique et culturel. Ce film franco- belge de 2011 démonte les mécanismes du pouvoir et met le doigt sur les failles du système qui déchire ses protagonistes entre leur désir d’ambition et leur fonds d’humanité.
A l’issue de la projection, nous avons mené un grand débat qui s’est poursuivi dans chaque classe  autour des programmes tels que la morale, la politique et la liberté.