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Concours de la laïcité

« On ne nait pas citoyenne on le devient », c’est avec cette paraphrase de la plus célèbre citation féministe que des élèves du Lycée Alfred Mézières ont remporté le 1er prix du concours de laïcité organisé par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH).

En ce mardi 26 avril 2016, date même où l’on fêtait le succès du référendum sur le vote des femmes en 1914, 102 ans avant, elles reçurent au CDI leurs prix ; des ouvrages de personnages littéraire qui luttent pour les droit des êtres humains.
 

Déjà en 1949 lors de la sortie du « deuxième sexe » de Simone de Beauvoir lançait une pierre dans la marre des idées reçues avec cette phrase devenue l’emblème des luttes féministes et égalitaires. En 2016, lorsque la LDH lançait son annuel concours de réflexion sur la fraternité, une poignée d’élèves de T 9 du Lycée se sont lancées dans l’aventure. Et pour elles le sujet était d’une évidence limpide, « l’idée s’est imposée d’elle-même », la fraternité certes, mais l’égalité avant tout. De par le monde, de par l’histoire, les femmes ne semblent pas égales aux hommes. Certes, des avancées politiques furent faites depuis les premières luttes féministes, Haubertine Auclert,  Louise Weiss, Simone Veil, Simone de Beauvoir, et j’en oublie énormément qui devaient avoir leur place sur cet échiquier dont le jeu est truqué d’avance. Cependant, le combat continue, et cette fois nul besoin de citer des femmes célèbres qui ont marqué l’histoire, juste des élèves de terminale qui sentent en leur âme le besoin de parler de ces souffrances, de ces inégalités, de ces combats pour une société plus fraternelle, simplement plus juste. Elles ne s’appellent pas de Beauvoir ou Emma Goldmann mais simplement, JACQUE Suzanne, MOUFEK Lysa, ABBOUB Inès, SULEJMANOSKI Hulya et SIBENALER Samantha et cela suffi pour continuer le combat avec leur vision de jeunes dans une société nouvelle dont leurs sœurs célèbres ont posé les premiers jalons. Leur regard juvénile et pourtant d’une redoutable pertinence ne peut que voir ce qui se passe à travers le monde, dans notre propre pays. Pays des droits de l’homme certes, mais si Olympe de Gouges avait écrit, à la même époque, les droits de la femme et de la citoyenne ce n’était pas par hasard. Les droits ne sont pas les mêmes pour les deux sexes, la fraternité et l’égalité qui sont gravés dans le marbre des frontons de nos instances politiques ne sont trop souvent que de simples mots, très peu respectés. Alors le sujet était une réelle évidence, et dans un diaporama qui a su toucher tous les membres du jury, ces élèves, ces futures femmes qui vont devoir grandir dans un monde qu’elles aimeraient égalitaire, équitable et plus fraternel, ont retracé, dans un long diaporama d’une vingtaine de minutes, l’histoire des femmes, de leurs luttes, ont présenté des inégalités dans le monde, les souffrances de leurs sœurs trop longtemps ignorées, leur vision d’un mode parfait. Un travail riche de documentation historique, de recherches, de belles rencontres avec des femmes qui mènent ce combat, un voyage initiatique dans l’histoire et la vraie vie des femmes. Par ce travail, ce concours, ce sujet choisi, elles ont fait traverser l’histoire et ont enrichi leur connaissance de leur propre passé. Une sorte de voyage initiatique qui les a inspiré et qui, en parlant avec certaines, inspiré leur volonté de poursuivre ce chemin dans leur future études, dans leur future vie. Ou simplement conforté leur volonté de se battre. En ce mardi 26 avril 2016, date même où l’on fêtait le succès du référendum sur le vote des femmes en 1914, 102 ans avant, elles reçurent au CDI leurs prix ; des ouvrages de personnages littéraire qui luttent pour les droit des êtres humains.